
Mon père est décédé à l'âge de 80 ans. Vivant à l'étranger depuis ma jeunesse, je ne l'ai côtoyé qu'à peine pendant une 20aine d'années, entre grosso modo... quand il avait entre 40 et 60 ans. Et encore... : faut dire que durant mes dix premières années, je ne peux pas vraiment dire que je l'ai connu étant trop petit. Et les dix autres années, les études et la puberté m'ont-ils laissé le temps de le connaître ? Je ne crois pas non plus. faut dire ce qui est : je ne connais pas mon père. Car 10 ans sur 80 années au total, est-ce cela connaître quelqu'un ?
Cela dit, je dois reconnaître que connaître une personne, ce n'est pas une question de durée de "juxtaposition" avec cette personne dans le même espace-temps. C'est un désir de rencontre qui rend cela possible. la preuve : aujourd'hui, rien qu'en revisitant son passé, il me semble que je partage avec lui des moments de tendresse réelle, mais inexistants de son vivant. Je lui ai reproché tellement de choses que je lui pardonne grâce à ces photos. Car comprendre, c'est pardonner... A mon avis, l'intelligence est avant tout un outil de réconciliation.
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