
Papa n'étant plus là pour en être jaloux, je fais un recadrage sur Tonton Richard et Maman, son égérie ! ( Voir message antérieur pour comprendre cette allusion) D'ailleurs l'Oncle Richard étant lui aussi déjà décédé, s'ils devaient se bagarrer tous les deux pour elle, qu'ils le fassent donc là-bas.
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L'Oncle Richard, cousin de ma mère a eu un parcours très étonnant. Il était poète, écrivain, a été doyen de la faculté de psychologie ( d'une université béninoise) et un certain temps directeur du cabinet d'un ministre de la culture et de l'éducation, sans oublier sa fonction de représentant des Nations Unis dans certains pays africains. Parcours brillant certes, mais ce n'est pas exactement sur cela que je voulais attirer votre attention. C'est sur son pantalon! Regardez bien ( voir message suivant) : on dirait quelqu'un qui débarque de la campagne. En fait, jusqu'à l'âge de 11 ans, il vivait dans un village aux côtés de sa mère qui ne voulait pas le scolariser. Par conséquent, il n'a connu l'école que très tardivement. Et pourtant ! Voilà en quoi son parcours m'épate.
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Il a terminé sa vie entre ses livres, faramineuse bibliothèque et sa guitare.
Il ne s'est pas moqué de moi quand je lui avais dit enfant que je voulais devenir journaliste, comme je le disais à l'époque. Je le vois encore quand il nous rendait visite, avec sa démarche assez étrange : il levait le genou comme quelqu'un qui marchait dans la gadoue. C'était un personnage qui était intéressant en ce sens qu'il ne faisait pas semblant d'être un adulte. Il lui suffisait d'être lui-même. Être un adulte, oui ; faire semblant, non ! Voyez-vous la nuance ?
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